La systémique de l’école de Palo Alto

Les 5 postulats de la systémique

Il est impossible de ne pas communiquer

Ne rien dire c’est aussi communiquer.

La communication a toujours trois composantes

Le verbal qui véhicule peu d’informations, mais précises (digital), le non verbal qui véhicule beaucoup d’informations, mais diffuses (analogique) et le contexte qui module le sens des deux autres.

On communique toujours à deux niveaux

Le contenu du message et la nature de la relation entre les communicants (ce que l’on pense de l’autre, qui a le pouvoir).

Communication saine : beaucoup de contenu et peu de relationnel. Pathologique, c’est l’inverse.

La ponctuation de la séquence des faits est subjective

Dans une communication pathologique, la ponctuation est plus déterminante que les faits. Chaque intervenant a sa propre vision de la ponctuation des faits et fait une prédiction autoréalisatrice des faits futurs. La communication n’est pas linéaire mais circulaire ou rétroactive, le comportement de l’un renforce ou change le comportement de l’autre et ainsi de suite. La question n’est pas pourquoi les choses ont commencé mais pourquoi elles se maintiennent ?

L’interaction est soit symétrique soit complémentaire

Les deux sont utilisables en fonction des circonstances. L’interaction symétrique place les acteurs sur un même niveau en termes de décision. Dans la complémentaire, il y a un leader dans la communication et un suiveur.

Les 5 principes de la systémique

Totalité

Tous les éléments sont en interaction. Une modification d’un des éléments entraîne une modification de tous les éléments et donc du système.

Non somativité

L’ensemble est plus que la somme de toutes ses parties prises individuellement. Deux personnes en interaction font naître une troisième entité dont les caractéristiques sont différentes des caractéristiques des deux personnes. De là vient l’intelligence collective.

Rétroaction

Les réactions d’un élément influencent les actions des autres éléments. Les rétroactions peuvent être positives (renforcement de l’action) ou négative (freinage de l’action)

Equifinalité

Une même conséquence peut avoir des origines différentes et à l’opposé de même actions peuvent donner des résultats totalement différents. La conséquence est que chaque résolution de problème doit être spécifique au système qui le porte. Il n’existe pas de solution sur étagère.

Homéostasie

Chaque système tend à revenir à un système d’équilibre prédéterminé par le système comme optimal, appelé morphostase. Si on sort un élément d’un système qu’on le fait évoluer puis qu’on le replace à l’intérieur du système, il y a de grande chance qu’il reprenne ses caractéristiques antérieures. Pour faire évoluer un élément, il faut faire évoluer le système, c’est-à-dire créer une morphogenèse du système pour aboutir à une nouvelle morphostase différente de la précédente. 

sources
Julien Besse, L’école de Palo Alto, les origines de l’approche systémique

Une logique de la communication de Paul Watzlawick, Helmick Beavin et Don D Jackson

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